> ARAGON (LOUIS)
Aragon salua, dans une lettre personnelle, le talent de Micberth - le poète - et accepta avec enthousiasme d'être le président d'honneur de la Jeune Force poétique française, en 1964. On sait pourtant à quel point ses engagements politiques et ceux de M.-G. M. étaient antinomiques. Il existe sans doute quelque part un lieu privilégié où les hommes intelligents et généreux peuvent se rencontrer : dans la communion de leur sensibilité. M.-G. M. n'a jamais oublié les encouragements que lui prodigua Aragon, lorsqu'il était adolescent. Il s'en est souvenu publiquement au moment de sa mort, allant ainsi, une fois encore, à contre-courant des réactions des intellectuels contemporains. Louis Aragon est cité dans la Lettre aux pages 37 et 138.
Gratitude, Intelligence, Poésie Haut de page ]

 
> ARCHITECTURE
On peut trouver dans le goût de Micberth pour l'architecture trois composantes principales : tout d'abord une inclination évidente pour l'esthétisme des constructions - classique ou moderne - avec un souci particulier de l'harmonie des proportions, de la qualité des matériaux utilisés et de l'intelligence qui l'a inspiré; ensuite un sens très personnel du confort qui lui fait dire, face à une réalisation architecturale : « Je pourrais habiter cette maison », ou au contraire : « Il me serait impossible de résider ici »; enfin une appréciation quasi-professionnelle du travail qui a été effectué, puisque M.-G. M. est lui-même bâtisseur et sculpteur à ses heures.
Il conserve une préférence marquée pour la période classique de l'art français - XVIIème et XVIIIème siècles - c'est-à-dire pour une certaine austérité des lignes qui n'exclut pas la présence de sculptures en façade - par exemple - et la magnificence du travail de détail.
Classique (Art), Travail manuel, Technique, Art Haut de page ]

 
> ARCHIVES
La passion que Micberth nourrit pour les archives est liée à ce goût profond de la vérité qui l'a toujours habité. Pour lui, un homme et un pays se définissent nécessairement par rapport à leur passé - aux traces qu'ils ont laissées - et de préférence aux allégations orales ou écrites, aux mémoires, aux justifications a posteriori. M.-G. M. s'attache aux vérités concrètes, aux objets, aux documents administratifs, à la correspondance privée, à tout ce qui porte l'empreinte - ineffaçable - de la vie des êtres. Les archives sont le holà de la réalité aux mensonges, aux approximations et à l'oubli.
Histoire, Connivence, Vérité, Racines Haut de page ]

 
> ARISTOCRATIE
Micberth emploie ce mot dans son sens originel : le pouvoir des meilleurs. La perspective de l'instauration d'un système politique de ce type - basé sur une hiérarchie des compétences et des mérites - lui convient intellectuellement et moralement, mais il ne peut l'envisager sérieusement qu'au terme d'une longue évolution des esprits gagnés, peu à peu, aux idées aristocratiques, grâce à l'action et à l'influence des penseurs néodroitistes. Cette éventualité, qui lui paraît assez lointaine, ne deviendrait une réalité effective que si cette contagion intellectuelle coïncidait avec des circonstances propices et un réel assentiment populaire.
En attendant, le moins mauvais des gouvernements possibles se situe, selon lui, au centre - même si cette solution réaliste est un crève-coeur pour un aristocrate né comme lui -, mais il pense aussi que les options aristocratiques peuvent être assumées au quotidien, individuellement et collectivement, par des êtres de qualité, rebelles à la société démocratique permissive.
Aristocratisme, Démocratie républicaine Haut de page ]

 
> ARISTOCRATISME
C'est le fondement même de la philosophie de l'action micberthienne; dans le domaine politique, Micberth préconise une méritocratie, le seul système logique et satisfaisant, selon lui, mais il pense aussi que dans toutes les activités humaines, l'initiative doit revenir aux hommes les plus intelligents et les plus moralisés.
Les meilleurs ne sont donc pas, pour M.-G. M., les plus puissants, les plus riches ou les plus rusés, mais les êtres les plus compétents et les plus rigoureux.
Aussi cette philosophie implique une morale individuelle exigeante : en effet, l'existence de l'homme ne se justifie, d'après M.-G. M., que si celui-ci vise constamment à assumer le meilleur de lui-même. Ainsi la morale aristocratique est ce mouvement permanent de l'être vers sa propre excellence.
Aristocratie, Noblesse, Anarchisme de droite, Philosophie Haut de page ]

 
> ARMES
Micberth a le goût des armes; il possède des couteaux, des poignards, des dagues, des sabres, des épées, des fusils, des carabines, des pistolets, des revolvers, des arbalètes, etc.
Le contact avec les armes est pour ce tireur émérite à la fois un plaisir esthétique et une activité ludique. Ni chasseur ni guerrier, ce passionné de la vie utilise ces instruments dangereux avec beaucoup de dextérité.
Violence, Guerre, Jeu, Légitime défense Haut de page ]

 
> ART
Bien qu'il ait, à de nombreuses reprises, fait la démonstration de ses dons de créateur - comme peintre, sculpteur, auteur dramatique, metteur en scène, dessinateur... - Micberth récuse l'appellation d'artiste en ce qui le concerne. Il pense en effet que les disciplines évoquées sont de véritables métiers, auxquels l'on doit se consacrer tout entier, avec bonheur, talent, et ténacité pour pouvoir prétendre être un artiste. Il est « trop occupé à vivre » , selon ses propres termes, trop soucieux de faire fructifier toutes ses potentialités, pour s'attacher à un seul domaine de création et y faire carrière.
Il ne se considère même pas comme un écrivain - au sens strict de ce terme - alors qu'il a déjà une oeuvre de poète et de pamphlétaire à son actif, car il juge ses ouvrages parcellaires, souvent dictés par la nécessité et dépourvus de ce fignolage, de ce lien intime entre eux, de ce suivi, qui assurent la cohérence indispensable. Par ailleurs, il a toujours manqué de cette disponibilité absolue, de cet égocentrisme féroce qui caractérisent les grands créateurs. Toutefois, il est loin d'avoir dit son dernier mot en la matière et ce qui est certain, c'est qu'il cultive l'art le plus précieux et le plus aristocratique qui soit : celui de vivre.
Vie, Écriture, Création Haut de page ]

 
> ARTS PLASTIQUES
Micberth connaît et pratique les arts plastiques : pourtant, il n'est pas un professionnel du dessin, de la peinture, ou de la sculpture, mais il s'est exercé dans ces disciplines et il y a excellé. Seul le temps, ou plus exactement la prééminence qu'il accorde à son aventure humaine dans sa globalité, l'a empêché de faire de ces activités créatrices une ou plusieurs vocations assumées. Perfectionniste dans l'âme, il juge assez sévèrement ses créations et il souligne lui-même ce qui pèche, d'après lui, dans ses réalisations picturales.
Le dessin est sans doute l'art qu'il a le plus pratiqué : excellent caricaturiste, il crayonne volontiers en tête-à-tête avec ses amis. Là encore, il constate avec une précision implacable ce qu'il considère comme des défauts dus à un manque d'entraînement. Il signe ses caricatures : Freulon (le nom de jeune fille de sa mère).
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