> CARICATURES
Micberth ne se considère pas comme un véritable caricaturiste, car selon lui, le talent, en l'occurrence, ne suffit pas; le dessin caricatural résultant, pour lui, de l'exercice patient et quotidien d'un métier authentique. Malgré la sûreté de son trait et la qualité de son graphisme, que les lecteurs d'Actual-Hebdo, du Nouveau Pal et de la Lettre ont pu apprécier, il pense qu'il ne travaille pas assez sérieusement dans cette discipline pour mériter le titre de grand caricaturiste.
Laissons aux amateurs de ce type d'expression le soin de se forger un jugement personnel.
Arts Plastiques, Dessin, Pamphlet Haut de page ]

 
> CATHÉDRALESQUE
Qualificatif utilisé par Micberth pour désigner la Jeune Force poétique française (Pardon de ne pas être mort le 15 août 1974 page 118), « une des plus belles réussites de la jeunesse, de l'intelligence et du talent ». Cet adjectif qui est du cru de M.-G. M. évoque avec beaucoup de force et de justesse l'édification culturelle que représenta la JFPF, cimentée par la foi en la poésie et érigée comme une formidable protestation libertaire (1963-1970).
Jeune Force poétique française, Pardon de ne pas être mort le 15 août 1974, Pouvoir (Le Tout-) Haut de page ]

 
> CÉLINE (Louis-Ferdinand)
Micberth le découvre à l'âge de douze ans, en lisant le Voyage au bout de la nuit. Il le fera ensuite connaître à des centaines de jeunes gens, à une époque où Céline apparaît comme l'écrivain maudit par excellence - mais ne l'est-il pas toujours, malgré les nombreuses rééditions de ses oeuvres et tous les livres, travaux, articles qui lui ont été consacrés ? - et il formera le projet, en 1967, de créer un prix Céline du roman, intention qui se révèlera irréalisable puisque Lucette Almanzor, que M.-G. M. rencontre cette année-là, met à cette création la condition expresse suivante : il faut que le prix en question couronne exclusivement un récit animalier, exigence que M.-G. M. juge à la fois farfelue et inacceptable.
L'admiration (littéraire) de l'auteur de la Lettre pour Céline ne faiblira pas avec les années, mais il n'en va pas de même des sentiments qu'il porte à l'homme qui est derrière les mots, au Céline vivant et agissant, sur lequel il porte un jugement sévère. Voici ce qu'il écrit à la fin d'un récit, intitulé : « Lili ! », au cours duquel il relate sa rencontre avec Lucette Almanzor. (In les Vociférations d'un Ange bariolé.)
« Ferdinand a très bien dit, le mieux dit, mais il n'a pas vécu. Et quelles que soient les richesses en indulgence, on ne peut lui passer cela. » « Ferdinand, ce diable boiteux, dissocié atrocement de son oeuvre, écartelé. D'un côté le laborieux, en crissements de plume et de l'autre, le singe vert en galipettes effrénées. Plus hideux et chiant que son cacatoès, gneugneugneutant et plus qu'autrui, tout chanci, pas digne de dires messianiques à l'aube des temps. Généreux oui, mais entre deux incontinences et trois ou quatre rancunes tenaces. » « Une toupie persifleuse » « Je dis tout ça peut-être très mal, mais je me comprends bien... Ça urgeait ! »
Écriture, Mèque (style), Critique (Esprit), Lucidité, Courage, Vociférations d'un ange bariolé (Les) Haut de page ]

 
> CHARISME
Le charisme de Micberth est incontestable. Même ses ennemis en conviennent ; ils y voient une raison supplémentaire de s'écarter de cet homme - penseur, chercheur scientifique, homme d'action et novateur en tous domaines... - qui leur paraît éminemment dangereux.
Les termes « gourou », « leader naturel », « maître à penser », « chef de file » ont été fréquemment employés à son propos - voir par exemple l'article d'Alain Rollat paru dans le Monde du 23 novembre 1980 et intitulé « Un leader pour les surdoués » - non seulement en raison de ses fonctions officielles, mais aussi à cause de son autorité naturelle, de ses dons de persuasion, du charme qui émane de sa personne.
Ces caractéristiques positives sont apparues suspectes à certains observateurs de la presse et des médias, tant il est vrai que nous vivons encore à l'ère du soupçon.
Qu'est-ce que le charisme micberthien ? Un rayonnement de l'être évident - quoiqu'indéfinissable - qui fait que, face à M.-G. M., personne ne peut demeurer indifférent.
Personnage, Soupçon, Paraître, Séduction Haut de page ]

 
> CHÂTEAUX
Le château picard où Micberth réside actuellement est le cinquième qu'il occupe depuis 1968, après le Plessis, près de Limeray, en Indre-et-Loire - Igny, dans le Bourbonnais, près de Montluçon, le Ludaix dans l'Allier - Omiécourt dans la Somme.
Deux raisons ont toujours motivé ce choix aristocratique : d'abord les nécessités de l'action - création du CEREP au Plessis et fondation de la mesnie micberthienne à Igny - ensuite le goût de Micberth pour la nature et pour l'esthétisme architectural au quotidien.
Plessis (Le), Ludaix (Le), Esthétisme, Architecture, Mesnie, Nature, CEREP Haut de page ]

 
> CHATOIEMENT
Ce terme a souvent été employé à propos du langage utilisé par Micberth dans la conversation. Il est vrai qu'il convient parfaitement à cet art de la parole qui lui est particulier : Micberth ne se contente pas de « parler » à ses interlocuteurs d'une manière précise et affinée, ils donne spontanément du lustre à son discours : il en polit toutes les facettes, cisèle les mots et les expressions, fait naître des images, établit des rapprochements surprenants, s'autorise des boutades et des digressions, ensoleille ce flot qui emporte et fascine. Il crée alors un véritable climat verbal, à mi-chemin entre printemps et été, lumineux et chatoyant.

Parole, Communication, Oratoire (Art), Paraître, Personnage Haut de page ]

 
> CHEF
Micberth n'a jamais voulu en être un, contrairement à ce que l'on a pu dire ou penser; leader naturel, sans doute, initiateur de nombreuses entreprises, certainement, maître à vivre et à penser, assurément, mais toujours soucieux de laisser s'exercer la liberté de ceux qui avaient choisi d'être ses disciples, ou qui avaient demandé à être ses collaborateurs et de celles qui avaient désiré être ses compagnes. M.-G. M. a toujours assumé l'autorité légitime de l'homme qui répond à des défis majeurs et qui se remet sans cesse en question, mais être un chef pour obéir à la plus banale - et souvent à la plus méprisable - des volontés de puissance, ne l'intéresse pas.
Autorité, Magistère, Mesnie, Aristocratisme Haut de page ]


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