> CHEVAL (VIANDE DE)
Longtemps Micberth a mangé de la viande de cheval crue. Certains y voyaient même (naïvement) le secret de sa force et de sa puissance sexuelle. En réalité, cette habitude alimentaire remontait à sa prime enfance - son grand-père Mathurin habitait, rue du Représentant Baudin, à Tours, au-dessus d'une boucherie chevaline - elle correspondait à un goût personnel et apparaissait chargée de connotations affectives.
Micberth a dû renoncer, depuis plusieurs années, à cette habitude, parce qu'il ne trouvait plus de viande d'une qualité suffisante.
Enfance, Nourriture, Alimentaires (Préférences) Haut de page ]

 
> CHIFFONS
Micberth ne professe aucun dédain pour le soin avec lequel les femmes choisissent leurs toilettes et pour leur propension (justement) à « parler chiffons ». Nulle frivolité de sa part en l'occurrence; il considère que le discernement des femmes en matière vestimentaire est une qualité non négligeable qui contribue sensiblement au bonheur de l'homme et il conseille très souvent ses compagnes à ce sujet, car il a un goût très sûr en ce domaine.
Mode, Femmes, Vestimentaires (Préférences) Haut de page ]

 
> CHOC
Choc, le premier fanzine français, paraît à la fin de l'année 1962. Micberth en est officiellement le rédacteur en chef, mais en réalité il se révèlera le véritable maître d'oeuvre de l'entreprise.
Les condisciples de l'école Brassart (Arts graphiques) qui l'ont sollicité ne manquent pas d'idées, mais ils sont dépourvus de tout sens pratique. Or ce qui intéresse M.-G. M. dans ce projet, c'est à la fois le nouveau mode d'expression qu'il représente - la jeunesse n'a pas officiellement droit à la parole à l'époque, on parle toujours en son nom - et l'exploit technique que sa création représente. Trois impératifs vont donc le guider dans la réalisation de cette entreprise : tout d'abord le souci de la maîtrise technique nécessaire à cette publication (organigramme, textes, rubriques, illustrations, mise en pages, couverture...), ensuite la volonté de laisser s'exprimer le plus fidèlement possible les désirs et les exigences de cette jeunesse bouillonnante, enfin l'ambition de réaliser une manière journalistique nouvelle, vraiment originale.
Malgré des difficultés de toute nature - conflits interpersonnels, disparition de certains collaborateurs, absence de moyens financiers - le projet est mené à bien; mais il faut se remémorer avec précision les conditions culturelles et socio-économiques de cette période, pour mesurer la performance : le jeune maître d'oeuvre, en l'occurrence, est âgé de seize ans - et au début des années 60 la majorité est encore à 21 ans, l'éducation est majoritairement infantilisante - le matériel technique disponible ne correspond en rien à ce qu'il est aujourd'hui - Micberth tire les numéros du journal grâce à un duplicateur à stencils Gestetner - et c'est l'épouse du directeur de l'école Brassart qui dactylographie les textes des jeunes rédacteurs, etc.
Plus de trente ans après sa parution , « Choc apparaît comme l'émergence d'une forme de presse nouvelle qui fera florès dans les années 70 et qui essaimera un peu partout en France à l'initiative de groupes ou d'individus divers non professionnels. » (Regards sur Micberth n. 3 page 10).
La publication, en 1963, de Publi-Choc, par Micberth et son équipe, est le seul prolongement direct de cette expérience, car la rupture du rédacteur en chef avec le directeur de l'école Brassart interdit la poursuite de l'entreprise.
Pionnier (Esprit), Presse, Brassart (École), Revues, Actual-Hebdo, Publi-Choc Haut de page ]

 
> CINÉMA
Pour Micberth, le cinéma n'est pas « le 7e art ». Les créations cinématographiques sont trop soumises à la technique - impérialisme de l'image physique, importance prédominante du montage - et trop dépendantes de la littérature pour que l'on puisse parler à leur propos d'un art à part entière.
Il n'en reste pas moins que le cinéma est, selon M.-G. M., le spectacle distractif par excellence.
Ajoutons que M.-G. M. ne se rend jamais dans les salles obscures. Il affectionne les projections privées et regarde les films diffusés par les chaînes de télévision.
Télévisées (Prestations), Art, Technique, Saltimbanque Haut de page ]

 
> CLASSIQUE (ART)
Si l'on se réfère à l'étymologie - au latin classicus le terme classique signifie : de haut rang, de première classe, si l'on prend pour base le sens communément admis dans la culture occidentale, ce mot désigne tout ce que l'on a hérité de l'antiquité gréco-latine - en littérature, en philosophie, en arts plastiques, etc. - et si l'on s'en tient à ce qui est plus généralement évoqué aujourd'hui dans le langage oral, on entend par classique tout ce qui est consacré par la tradition.
C'est cette dernière signification qui prévaut dans le regard que Micberth porte sur l'art classique : comme tout esprit libre, non seulement il ne s'agenouille pas systématiquement devant toutes les oeuvres marquées du sceau de la postérité, mais il voue à la poussière de l'oubli une grande partie de la philosophie, il considère la littérature comme un art (hélas !) souvent mineur, il éprouve un souverain mépris pour l'opéra - comble de la convention selon lui - pour la danse et la musique classiques, disciplines qu'il juge morbides et fantomatiques; il ne retient de l'art classique, littéraire, pictural et architectural, que ce qui lui paraît exprimer la vie dans son essence et dans sa beauté.
Car ce que M.-G. M. apprécie particulièrement - quelle que soit la discipline choisie - c'est un accomplissement esthétique tel qu'il ne tue pas la vie. En littérature, par exemple, pendant la période moderne et contemporaine : Voltaire, Diderot, Bloy, Verlaine, Léautaud, Aragon - pour les poèmes - Paraz, Céline, Cavanna ; en sculpture : les grands maîtres de la statuaire grecque que sont Phidias et Praxitèle, l'École italienne dominée par Michel-Ange, Despiau, bien supérieur, selon lui, à Rodin, dont il goûte peu les formes lourdes et « le style de maçon »; et en peinture, discipline qui lui est particulièrement chère : la peinture anglaise, celle de Gainsborough et des préraphaélites, la surréalité de Dali et de Magritte, les hyper-réalistes américains des années 50, la peinture flamande, Vinci, Ingres, Goya, Vélasquez, maître de la psychophysionomie, Watteau, les Pompiers et tant d'autres...
Littérature, Peinture, Sculpture, Opéra, Danse Haut de page ]

 
> COLÈRES
Les colères de Micberth sont légendaires : mais elles sont moins une manifestation de violence pure qu'un sursaut de révolte et d'indignation contre la bêtise, l'incompétence, et la négligence intellectuelle ou morale. Micberth est un homme au tempérament intense, à qui il arrive de s'emporter contre ce qui lui apparaît comme un manquement grave aux idéaux d'honneur, de fidélité et d'intégrité qui gouvernent son existence. Toutefois, ses colères sont toujours prolongées de longues séances d'approfondissement et d'explication, car cet homme de passion et d'exigence est aussi un pédagogue né.

Violence, Morale, Pédagogie, Autres (Les), Autrui Haut de page ]

 
> COLLECTIONS
Micberth est devenu collectionneur au fil des années : les armes, les peluches, les stylos - il en possède certains exemplaires signés uniques au monde - et les dictionnaires sont ses objets préférés; pourtant ces différentes collections ne sont pas le résultat de ses recherches personnelles, elles n'existent que grâce à la sollicitude des êtres qui l'entourent et qui vont ainsi au devant de ses goûts personnels. Cet homme qui a toujours vécu pour les autres, qui n'a pas le sens de la propriété pour lui-même, et qui s'était entouré auparavant d'un esthétisme austère voit aujourd'hui son univers peuplé d'objets qu'il aime. C'est un nouvel aspect de la vie de sa mesnie, plus calme, plus intime, plus résolument familial, qui se traduit par cette satisfaction de quelques inclinations personnelles.
Armes, Peluches, Dictionnaires, Cadeaux Haut de page ]

 
> COMBAT
Cette réalité existe depuis toujours dans l'univers de Micberth : combat dès ses premières années contre un entourage familial rude et hostile pour que son intégrité morale et physique soit respectée, combat pour le savoir dans le contexte difficile des années 50, combat dès son adolescence pour sa singularité - cheveux longs, liberté sexuelle, affirmation politique... - combat intellectuel, moral, scientifique, socio-politique dans les domaines les plus variés depuis les années 60 : poésie, littérature, théâtre, aventure mesnique, journalisme, rébellion aristocratique, créations dans l'audiovisuel, découvertes en psychosémiotique, travaux en télématique... Pour l'homme intègre qu'est M.-G. M. - créateur soucieux d'assumer la totalité de son être - la vie est un combat permanent, non pas contre ses contemporains, mais contre la paresse, la sottise, le nivellement culturel, le mal être de notre société.
Rebelle, Vie, Intelligence, Aventure, Homme Haut de page ]


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