> MAGISTÈRE
Depuis environ trente ans, Micberth exerce un véritable magistère intellectuel, moral et politique dans ce pays; sans doute n'a-t-il pas la notoriété qui était celle d'un Sartre ou d'un Camus, après la Seconde Guerre mondiale et peut-être pourrait-il dire comme Louis Pauwels qu'il est « un inconnu assez connu », mais son influence s'est révélée déterminante dans bien des domaines de l'action et de la pensée, même si son aristocratisme ombrageux et son indifférence à l'égard des médias - quatre interventions télévisées sur une chaîne nationale française en plus de quinze ans, un reportage sur une chaîne allemande et trois interviews radiodiffusées - l'aient tenu à l'écart du grand public.
Et pourtant, la naissance de la presse parallèle, c'est lui - Choc, premier fanzine français en 1962 -, la création et le développement de la Jeune Force poétique française - 1963-1970 - qui annonce par bien des aspects le soulèvement de Mai 68, c'est lui, le premier comité anti-drogue (1966), c'est lui, les premiers travaux de sexologie en Europe, c'est lui (1970), la fondation de la Nouvelle Droite française (1973), c'est lui, le « style mèque », en littérature, c'est lui, la découverte en psychothérapie hospitalière d'un traitement basé sur l'hypnotisme et de nouvelles techniques d'électro-acoustique, c'est lui, etc.
Il est peu de domaines fondamentaux auxquels M.-G. M. n'ait pas touché et peu d'activités essentielles pour le devenir de l'espèce humaine dans l'exercice desquelles il n'ait pas eu un rôle de pionnier; c'est qu'il a non seulement le sens de l'universalité des mécanismes intellectuels et affectifs rien ne ressemble plus à la rêverie du chercheur scientifique que celle du poète, du musicien ou du bâtisseur d'empires - mais il a aussi la conviction que tout doit être soumis à l'épreuve des faits, y compris les théories politiques et philosophiques.
Épigone des présocratiques dans le rapport constant qu'il établit avec les forces élémentaires de l'univers - plus de vingt ans de vie en contact étroit avec la nature -, homme de l'acte, de l'expérimentation et du savoir comme Paracelse et Gassendi, initiateur d'un nouveau mode d'être aristocratique et libertaire - création d'une mesnie, désobéissance civique lorsqu'il l'estime nécessaire, plaidoyer pour de nouveaux rapports entre l'individu et l'État et pour une véritable hiérarchie des mérites et des valeurs... - entomologiste sagace de la société contemporaine, chasse-canailles de haute tenue dans ses volées de bois vert pamphlétaires... M.-G. M. apparaît comme l'un des rares maîtres à vivre et à penser de notre époque.
Pensée, Action, Philosophie, Vie, Être (L'), Aventure Haut de page ]

 
> MAIEUTIQUE MICBERTHIENNE
L'art d'accoucher les esprits - si cher à Socrate - est l'un des fondements de la philosophie micberthienne, le mode d'expression le plus significatif de sa générosité naturelle. Initiateur avant tout, Micberth offre à ses interlocuteurs, grâce à sa science des êtres et des choses, toutes les possibilités de se connaître et de révéler dans l'action leur personnalité.
Sémiologie, Communication, Philosophie Haut de page ]

 
> MARCHE
Micberth est un adepte de ce genre d'exercice depuis toujours. Il aime surtout marcher dans la campagne, seul ou avec des intimes, au pas de promenade, en conversant (éventuellement) avec ceux ou celles qui l'accompagnent; la terre, la flore, les animaux, les travaux agricoles en cours peuvent être l'objet de ses propos - c'est un botaniste accompli et un grand amoureux de la nature -, mais aussi les thèmes les plus variés. Marcher en compagnie de M.-G. M. est toujours un moment très agréable et fort instructif.
Sport, Nature, Animaux Haut de page ]

 
> MASCULINITÉ
Cette caractéristique, si elle est revendiquée comme une qualité, est pour Micberth le comble de la sottise : la fraternité de comptoir, le copinage de vestiaires, le goût des gaillardises grasseyantes sont autant d'incongruités dissonantes et vulgaires, selon M.-G. M. C'est une basse contrefaçon de la virilité qui, elle, est faite de courage, de pudeur et de sensibilité. Il y a (hélas !) trop souvent confusion entre ces deux réalités antinomiques.
Sottise, Personnage, Paraître, Homme Haut de page ]

 
> MATÉRIALISME
Pour Micberth, l'homme est l'éclosion la plus achevée - qualitativement parlant - d'un univers dans lequel « tout est matière ». Mais cela ne signifie pas qu'il est - ou qu'il se considère comme - un philosophe matérialiste. Tout systématisme lui paraît être une limitation de la pensée, une manière (dérisoire) d'essayer de capter la dynamique et la multiplicité de la vie en tressant des phrases et des concepts, en emprisonnant l'imprévisible, en s'efforçant de mettre la réalité en coupe réglée. Micberth n'est pas plus matérialiste que spiritualiste; il s'est toujours employé à sublimer la part de chair et de sang qu'il porte en lui, tout en l'assumant totalement.
Les querelles entre matérialistes et spiritualistes lui paraissent être des joutes inutiles, de véritables jeux d'enfants.
Pensée, Action, Vie, Anarchisme de droite, Aristocratisme Haut de page ]

 
> MATHURIN (Le grand-père)
Premier dédicataire des Pensées de l'escalier - « A mon grand-père Mathurin-Marie (1886-1950) pour la tendresse qu'il m'a donnée » - le grand-père Mathurin eut une grande importance dans l'existence de Micberth enfant. Il représenta, pendant les cinq premières années de sa vie, le seul élément affectif de son entourage familial. Ce rebelle bourlingueur, terrible dans ses colères, restera à jamais présent dans la mémoire de M.-G. M.
Famille, Racines, Précocité, Ascendance Haut de page ]

 
> MAZANGÉ (VIN DE)
Mazangé est une bourgade du Loir-et-Cher où résidaient les beaux-parents de Micberth. Le vin - rosé - de ce terroir fut pendant plusieurs années l'un des plaisirs de table de M.-G. M. Il accompagna aussi - utilement et agréablement - bien des moments importants de son existence : entretiens, discussions, rencontres amicales, conférences de travail... Il prend souvent, dans le récit de l'épopée micberthienne, une véritable dimension mythique.
Épicurisme, Communication, Intensité, Cruchet (Monsieur et Madame) Haut de page ]


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