> PEUPLE
Pour Micberth toute réalité humaine collective est redoutable, et cela pour deux raisons essentielles : d'abord parce que l'intelligence des hommes en groupe est inversement proportionnelle à leur quantité; ensuite parce que toute pensée, à usage prétendument collectif, est nécessairement une escroquerie ou une approximation grossière.
En effet, en tant que psychologue expérimenté, M.-G. M. sait parfaitement que l'individu le plus simple représente déjà à lui tout seul un univers complexe, difficilement connaissable; comment, dans ces conditions, peut-on prendre la responsabilité d'assumer le destin de millions d'anonymes, dont on ignore tout - ou presque tout - sinon en faisant fi de leurs caractéristiques propres et en les manoeuvrant habilement ?
Les seules collectivités porteuses d'espoir, selon M.-G. M., sont réduites en nombre, composées d'êtres qui se sont reconnus et choisis et qui sont soudés par un idéal commun.
Des penseurs trop idéalistes et des hommes politiques aux ambitions floues ou suspectes ont mythifié le peuple pour cautionner, intellectuellement et moralement, une évolution vers un certain type de pouvoir que les avancées techniques, scientifiques et économiques rendaient - apparemment - inéluctables et pour s'assurer une carrière confortable.
Pour Micberth, le peuple est une fiction politique, une abstraction commode, la mystification la plus cynique du pouvoir démocratique.
Démocratie, Pouvoir, Utopie Haut de page ]

 
> PEUR
Elle n'est pas seulement, pour Micberth, un sentiment de recul et de rétractation devant la réalité, une panique intime, justifiée ou non, cette réaction souvent incontrôlée qui nous pousse à fuir, à agir de manière incohérente et désordonnée face à une situation qui nous dépasse, mais aussi le prolongement affectif d'une conscience de nos droits et de nos devoirs, une intériorisation des interdits, une attitude intermédiaire entre la sagesse véritable et la perception d'autrui.
A ce titre, la peur lui apparaît positive, génératrice de prudence et de raison, régulatrice des comportements sociaux. Elle est donc, dans cette perspective, un mécanisme de défense salutaire, lié à la sensibilité et à l'intelligence.
Société, Autrui, Autres (Les) Haut de page ]

 
> PHOTOGRAPHIES
On possède fort peu de photographies représentant Micberth, entre 1960 et aujourd'hui; il y a quelques clichés datant de son enfance - mais à partir de l'âge de 11 ans, il refusa de se laisser photographier en famille - des portraits pris sur le vif au moment de la création de la Jeune Force poétique française (1963), des instantanés de presse de la même époque, les affiches canularesques qui le montrent en compagnie de sa fille Bérénice, lors des élections cantonales de 1970, (Voir Regards sur Micberth n. 1, « Un leurre nommé démocratie » et les photos prises par Daniel Decrauze pendant la réalisation de Nouvelle Élite vidéomagazine (1981).
Micberth n'aime pas cette immobilisation de la vie que représente toute photographie et il apprécie encore moins la représentation (figée) de sa propre personne.
Pourtant, il reconnaît (naturellement) l'utilité, comme point de repère, de ce mode de documentation.
Archives, Documents, Histoire, Racines Haut de page ]

 
> PIERRETTE
Micberth vécut avec Pierrette la première histoire d'amour de son existence. Il avait alors cinq ans et elle était aussi jeune que lui. Leur idylle apparut à tous si fraîche et si juvénile qu'elle émut non seulement leur entourage, mais tous les gens du quartier où ils habitaient (La Fuye, à Tours). Ils résidaient dans des maisons contiguës et échangeaient des bouquets d'un jardin à l'autre.
Ils se rencontrèrent à nouveau plus tard, mais ne retrouvèrent pas la qualité de ces moments privilégiés.
Micberth évoqua la fillette dans un poème intitulé : « A Pierrette » qu'il écrivit à l'âge de treize ans. (In les Pensées de l'escalier, page 41.)
« On ne rencontre/ qu'une seule fois l'amour/ on ne rencontre/ qu'une seule fois sa chance/ je t'espérais/ tu es venue/ frôlant de tes ailes nues/ le pollen de mon amour/ c'était la fin de l'hiver.../ Tu as tremblé/ le soleil était froid/ ton coeur aussi. »
Précocité, Amour, Vie Haut de page ]

 
> PIEU CHAUVACHE (LE)
Roman noir baroque de la meilleure veine, écrit par Micberth en 1972. Inédit à ce jour pour des raisons extra-littéraires. M.-G. M. a fait le récit alerte des avatars de ce manuscrit maudit dans un texte intitulé : « le Petit Curé » (In les Vociférations d'un Ange bariolé). Conçu pour répondre à un défi lancé par ADG, ex-ami et disciple devenu collaborateur à éclipses, le Pieu Chauvache apparaît d'abord comme une épopée truculente de la misère sociale, une apologie de l'esprit de justice, une peinture de la haine et de la violence, mais c'est aussi, en filigrane, une satire des romans de Série noire, une ruée allègre et argotique dans les poncifs du genre, et surtout la révélation d'un bonheur d'écrire particulièrement revigorant.
ADG, Roman policier, Littérature, Défis, Igny (Château d') Haut de page ]

 
> PIONNIER (ESPRIT)
L'une des caractéristiques essentielles de la philosophie de l'action micberthienne : la volonté de défricher des espaces vierges dans tous les domaines où la création est possible et souhaitable : techniques, scientifiques, littéraires, politiques, professionnels, humains...
Le but recherché est de poser les jalons indispensables à la marche de l'humanité. L'esprit pionnier en action se manifeste ici en trois étapes successives : la conception, l'organisation et la réalisation.
Cette aptitude qui requiert à la fois courage et intelligence, Micberth l'exerça dans le journalisme - création du premier fanzine français, Choc -, en littérature, il fut le géniteur de ce que l'on a appelé : le « style mèque »,(le Crapouillot, « Anthologie du pamphlet de la Libération à nos jours », 1973); sur le terrain socio-politique il fut un exemple de morale civique en fondant le premier comité antidrogue français (1966); en psychologie expérimentale : il effectua les premiers travaux de sexologie en Europe et jeta les bases de la psychosémiotique; dans l'audiovisuel : il créa la première radio par câble, Radio sauvage (1968) et le premier vidéo-magazine grand public NEV (1981), etc.
Choc, Jeune Force poétique française, Autobusiaque (Mouvement), Antidrogue (Comité), Mèque (Style), Sexologie, Psychosémiotique, Nouvelle Élite vidéomagazine, Minitel, Psychothérapique (Technique) Haut de page ]

 
> PIRATE (MON)
Sobriquet affectueux donné par Micberth à Mademoiselle Dominique C., jeune fille avec laquelle il vécut une histoire d'amour brève et intense en 1966.
Micberth immortalisa cette jeune personne dans ce poème intitulé : « Fugitive » (in les Pensées de l'escalier page 33, Res Universalis 1984) : « Les pluies déjà/ sont venues balayer/ le désir qui me ronge/ il fait si doux/ et le balancement de ma loterie/ déterminatrice de la mort/ ne m'effraie plus/ j'ai craché/ le dernier rayon de lune/ le dernier rayon de miel/ mon pirate/ est mort très loin/ là-bas/ sur une mer lointaine. »
Amour, Sensualité, Femmes, Morale Haut de page ]

 
> POÉSIE (RECUEIL DE)
L'oeuvre poétique de Micberth, composée de 1953 à 1970, a été publiée aux Éditions Res Universalis en 1984, sous le titre : les Pensées de l'escalier.
Les poèmes insérés sont autant de jalons sensibles d'une enfance et d'une adolescence fourmillantes, vécues sous le signe de la couleur la plus intense. Quant aux textes de l'âge mûr, ils constituent le prolongement (nostalgique) d'une passion insistante.
Pensées de l'escalier (Les), Autobusiaque, Libéralisme poétique, Aragon (Louis), Jeune Force poétique française Haut de page ]

 
> POLITESSE
Elle doit être de règle, selon Micberth, pour tout être qui vit en société. Elle facilite les contacts avec autrui, elle permet de communiquer tout en conservant une distance raisonnable par rapport à ses interlocuteurs; elle constitue pour chacun une précaution élémentaire, un moyen d'éviter les heurts, la grossièreté, les agressions verbales ou gestuelles éventuelles.
On a souvent prétendu qu'elle était une forme d'hypocrisie et qu'elle servait de masque à l'être instinctif que nous portons tous en nous, à des violences latentes, à des appétits divers, à des sentiments et des convictions que nous dissimulons, grâce à elle.
Il est vrai que la politesse peut cacher des profondeurs suspectes, mais elle rend la vie en société plus tolérable et plus agréable et comme pour tout comportement humain elle a la signification que chaque individu lui donne; elle peut être un signe de réelle noblesse d'âme, ou l'émanation de conventions parfaitement formelles, ou encore l'apparence séduisante de la pire des malveillances.
Courtoisie, Protocole, Autrui, Autres (Les) Haut de page ]


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